On entend souvent : « tel titre monte toujours en avril ». La saisonnalité regarde exactement cela : sur les années passées, que s’est-il passé pendant chaque mois ? C’est séduisant, parce que c’est simple. C’est aussi trompeur, et il est facile de comprendre pourquoi.
Le hasard sait faire de faux « bons mois »
Imaginez un titre dont les mois montent ou descendent à pile ou face, sans aucune logique. Sur dix ans, certains mois vont quand même ressortir « haussiers » : 7 hausses sur 10, par exemple. Lancez la simulation plusieurs fois : aucun de ces résultats n’est réel, et pourtant des mois paraissent « bons ».
Le hasard fabrique de faux « bons mois »Rien ici n’est réel : chaque case est tirée à pile ou face (hausse ou baisse).
Comment on fait la différence
On calcule un : la fourchette dans laquelle la vraie part d’années en hausse se trouve probablement. Si cette fourchette contient 50 %, rien ne distingue le mois d’un pile ou face. Avec peu d’années, la fourchette est très large : même 4 hausses sur 4 ne l’exclut qu’à peine. C’est pour cela que le site exige au moins 4 années, et pas moins.
La fourchette de confiance : rien ne se distingue du hasard si elle contient 50 %
Chaque barre est la fourchette où se trouve probablement la vraie part d’années en hausse (méthode de Wilson, 95 %). Quand elle recouvre la ligne des 50 %, on ne peut pas dire que ce n’est pas du pile ou face.
Et dans nos données ?
C’est pourquoi l’onglet Saisonnalité écrit « neutre » presque partout, et pourquoi nous ne présentons jamais un mois « haussier » comme un signal d’achat. Les seuils (70 % et 30 %) sont arbitraires, et nous le disons.